​​​​​​​​Malgré la crise, les consommateurs cherchent à consommer responsable​​


Comme chaque année depuis 1970, la Journée de la Terre a eu lieu le 22 avril. L’occasion de mobiliser des citoyens du monde entier autour des enjeux environnementaux. En ces temps de crise économique, le sujet peut sembler secondaire. Et pourtant, contrairement aux idées reçues, les consommateurs n’y sont pas indifférents. Loin de là.​


Le chômage, le coût de la vie et les inégalités sociales constituent bien évidemment les principales préoccupations des Français, suivies, loin derrière, par la pollution et les questions environnementales. Mais, alors que la Journée de la Terre  s’est tenue le 22 avril dernier, n’allons pas croire que le sujet environnemental est pour autant dénué de sens pour eux !

En effet, selon l’étude Ethicity*  réalisée en mars 2013, 48 % des Français affirment avoir déjà davantage privilégié la consommation de produits plus durables  ces douze derniers mois. Ils luttent également à leur échelle contre le gaspillage, à la fois alimentaire et énergétique. Ainsi, 31 % déclarent ne jamais jet​er de fruits et légumes qui n’ont plus l’air suffisamment frais. Et 47 % font systématiquement attention à maîtriser leur consommation d’énergie.

Les Français, plus sensibles au « consommer local »


Les Français sont en outre de plus en plus sensibles au « consommer local ».  88 % disent privilégier les entreprises qui ont préservé une implantation locale, 40 % les « produits kilomètre zéro ». Et 77 % déclarent avoir davantage confiance dans les petites entreprises.

Reste que pour véritablement transformer le déclaratif en actes de consommation réels, les marques doivent mieux informer les consommateurs. Et veiller à rétablir la confiance… Seulement 43 % des Français croient les marques et les entreprises quand elles disent s’engager en matière de développement durable. Pour 80 % des Français, les entreprises ne leur donnent de fait pas assez d’informations sur les conditions de fabrication de leurs produits. Pour 62 % d’entre eux, l’origine des matières premières serait souhaitée sur les étiquettes, suivie du lieu de fabrication (51 %) et de son impact sur la biodiversité (35 %).

Point positif : la définition du développement durable est cependant de plus en connue. En 2012, 52 % des Français en avaient une idée « très ou assez précise »,  contre seulement un tiers en 2004 (Source : Lettre Ademe & Vous N°35 – décembre 2012). Enfin, pour 46 %, le thème du réchauffement climatique n’est pas assez abordé dans les médias, une attente en hausse de 4 points par rapport à 2009 (Source : Enquête « Effet de serre », GFS/ISL 2012 pour l’Ademe).  Signe que l’écoconception pourrait bien devenir, à l’avenir, un pré-requis pour les industriels.

* Enquête Ethicity menée en partenariat avec Aegis Media Solutions par Kantar Media et TNS SOFRES, du 21 février au 14 mars 2013.

Aurélie Charpentier © AdC