Colombes, France

Le guide du don alimentaire, un exellent outil pour faire preuve de solidarité et lutter contre le gaspillage

Après sa première édition en 2009 par l’ANIA et la FCD, le Guide du don alimentaire ressort dans une version actualisée. L’occasion, pour les opérateurs économiques, de s’engager dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.

 

La nouvelle édition du Guide du don alimentaire vient d’être publiée, à l’initiative de l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), de la FCD (Fédération des Entreprises du Commerce et de la Distribution), de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) et de l’association SOLAAL. Une bonne nouvelle alors que la lutte contre le gaspillage alimentaire bat son plein !

Selon l’étude « Food Wastage Footprint : Impacts on Natural Resources » menée par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), plus d’un milliard de tonnes de nourriture est en effet gaspillé chaque année à travers le monde ! Alors même que plusieurs centaines de millions d’êtres humains peinent à se nourrir chaque jour…

Le don alimentaire, une démarche simple et utile

Véritable mine d’informations autour du don alimentaire, ce guide entend aider les acteurs économiques dans leurs démarches de solidarité et ainsi les inciter à lutter contre le gaspillage, aussi bien alimentaire que lié à l’emballage. Quelles associations aider ? A qui s’adresser ? Quelle forme d’aide choisir ? Comment organiser le don ? Quels produits peuvent être donnés ? Quelles sont les règles à suivre en matière de qualité, d’étiquetage, d’hygiène… ? Autant de questions que l’on peut se poser et auxquelles répond le guide.

Car le premier objectif de ce guide est de montrer que le don s’inscrit dans une démarche simple. En outre, s’il correspond à un souci de solidarité, le don alimentaire dispose d’autres avantages : la lutte contre le gaspillage et l’optimisation des coûts. C’est en effet un bon moyen pour les exploitations agricoles d’écouler des produits non commercialisables mais consommables (légumes et fruits tordus…) ; pour une entreprise de se débarrasser d’un surplus lié à un relooking de packaging ou un changement de recette ; pour une enseigne d’écouler des produits dont la DLC est proche. Sans oublier les dons spontanés. N’oublions pas non plus qu’impliquer ses salariés dans ce type de démarche contribue à améliorer l’esprit d’équipe. Le don alimentaire rentre également dans une démarche de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Enfin, comme le souligne le guide, « dans bien des cas, donner s’avère moins coûteux que jeter, recycler, détruire, ou encore opérer un retour de marchandise ».

Aurélie Charpentier © AdC