Colombes, France

​​​​​​​​​​Objectif d’un metteur en service : assurer le démarrage des installations

A 38 ans, Eric Raballand est metteur en service au sein de Tetra Pak® Processing. Un poste qui le conduit à parcourir la France entière pour tester les installations chez les clients.


Après avoir décroché un BTS en automatisme industriel et en régulation, j’ai travaillé dans une société d’intérim. Ma première mission m’a conduit chez Tetra Pak. Au bout de deux mois, en 1998, Tetra Pak Processing m’a embauché définitivement. J’ai occupé deux postes, toujours dans le domaine où je travaille actuellement : l’automatisme et le process agroalimentaires. J’ai commencé en tant que technicien après-vente automation. J’intervenais pour dépanner les systèmes automatisés de nos installations. Et, au bout de deux ou trois ans, je suis passé à la mise en service.


« Je m’occupe de tous les aléas du démarrage d’une installation »


Aujourd’hui, je suis metteur en service au sein du département Technical Sales. Notre rôle est de démarrer chez nos clients les nouvelles installations. Elles peuvent être fabriquées dans nos ateliers en Suède (nous les appelons alors modules), ou fabriquées sur site par nos ingénieurs process.

Tout commence par la phase de tests qui peut se dérouler dans les ateliers de Tetra Pak en Suède ou directement sur les sites de nos clients. On effectue tout d’abord les tests électriques, le paramétrage de l’instrumentation et les tests à l’eau. Ensuite, une fois que les machines sont fonctionnelles, nous commençons les premiers essais de productions.

Régler l’installation, la préparer et la mettre en service, voici en quoi consiste mon métier. Nous faisons donc les réglages, nous nous occupons de tous les aléas d’une installation neuve, nous organisons les essais avec le client, nous réalisons des tests de fonctionnement sur toutes les phases de production, de nettoyage, etc. Nous sommes également amenés à effectuer des modifications de programmes pour que la machine s’adapte parfaitement aux besoins du client mais aussi aux performances vendues. J’ai aussi un rôle de conseil et de formation sur l’utilisation de la machine. Enfin, je peux revenir, après le début de l’exploitation, pour corriger d’éventuels derniers soucis techniques ou apporter des améliorations.


« Rendre les machines toujours plus performantes »


La durée de mon travail dépend de la taille de l’installation : de quelques jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour des projets à plus grande échelle. Le plus souvent, j’interviens sur des projets de ligne de production neuve ou de modernisation d’atelier. Mais il existe de multiples cas de figure. En ce moment, je commence un chantier qui va s’étaler jusqu’à Noël dans le cadre de la transformation d’un atelier existant. Et, il y a quelques années, j’ai participé à la construction d’une usine de mozzarella.
Les nouveaux enjeux que sont les augmentations de performance et les diminutions de consommation d’énergie nous amènent à mettre en place de nouvelles fonctionnalités sur nos systèmes et à utiliser de nouvelles méthodes de mise en service.


« Nous sommes l’interface entre notre entreprise et le client, sur le terrain »​


Mes principaux interlocuteurs chez le client sont, selon la taille du projet, les ingénieurs travaux neufs, les responsables de production, les opérateurs ou les responsables maintenance. Chez Tetra Pak, je travaille en lien direct avec le chef de projet. Je lui soumets mes besoins, l’avancement et l’organisation du projet. Je suis en quelque sorte la personne active sur le terrain. Je peux aussi être amené à travailler avec des collègues de l’automation qui vont mettre en place les programmes faisant fonctionner l’installation. Je vais alors les aider à réaliser des tests. Enfin, je travaille également avec des sous-traitants monteurs ou électriciens.

Au final, je passe 99 % de mon temps en clientèle ! Et c’est ce que j’apprécie particulièrement dans mon métier : cette liberté d’action et la possibilité de travailler avec des technologies très variées (l’électricité, l’automatisme, l’hydraulique, la mécanique, …). Et sur des produits agroalimentaires très différents, comme la soupe, les jus de fruits ou le lait. Pas une journée ne se déroule de la même façon !​


​​​Votre métier en 3 mots ? 
Diversifié, technique, libre.

Ce que vous préférez dans votre métier ?

La diversité technique. Chaque type d’industrie agroalimentaire a ses spécificités.

Un passe-temps ? 
Habitant en Vendée en bord de mer, j’aime les sports nautiques, comme le surf.

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Propos recueillis par Aurélie Charpentier © AdC