Colombes, France

​Le snacking sain, une pause nécessaire​​

Autrefois associé à la malbouffe, le snacking devient aujourd’hui une tendance de fond rimant avec santé et produits sains. Les marques rivalisent toutes d’ingéniosité dans l’offre et le packaging. Parce que la pause de milieu de matinée reste un incontournable pour beaucoup de consommateurs, les fabricants ont largement fait évoluer leur offre au cours de ces dernières années.


Autrefois réservé aux produits frais, le snacking concerne aujourd’hui aussi bien des salades que des plats, des légumes préparés ou encore des barres céréalières et des jus de fruits. « Il y a encore 15 à 20 ans, le snacking était assimilé à une pause gourmande et au grignotage au travers de produits classiques sans qu’une attention particulière soit accordée aux notions de santé ou bien-être », explique Charlotte Massé, responsable marketing de Nemeco. Avant d’ajouter : « Or, depuis les années 2000, on a assisté à un renversement de situation où l’accent est mis davantage sur l’ingrédient et la qualité nutritive des aliments ».


Des emballages de plus en plus axés sur le naturel

Parallèlement à une diversification de l’offre, les emballages se sont différenciés en mettant en valeur le positionnement de chaque marque. Formes, couleurs, mais aussi typographies renvoient ainsi chaque produit dans une catégorie spécifique. Laurence Bethines, experte du packaging chez Team Creatif, distingue trois types d’emballages différents : « On repère d’abord une tendance confirmée de retour à la nature, au vrai, qui s’observe au travers de l’utilisation de matière recyclée, de kraft, de carton et de couleurs proches de la nature ».

A côté de cette tendance, certaines marques vont aussi, selon cette experte, beaucoup jouer sur la dimension de pureté et de fraîcheur de leurs produits en misant nettement sur la sobriété et l’utilisation de la couleur blanche. Enfin, la réinterprétation du discours nutritionnel se fait en version plus moderne, souvent par un code couleur vert lumineux, plus joyeux. « Dans cette dernière catégorie, le packaging va aider à faire évoluer les comportements alimentaires. Il va mettre en avant le bénéfice « bien-être » plutôt que faire un catalogue des bénéfices fonctionnels », commente Laurence Bethines. Avant d’ajouter : « Il s’agit désormais de faire ressortir un élément clé d’une charte nutritionnelle, comme par exemple la présence d’Oméga 3, plutôt que d’en mentionner la totalité ».


L’emballage, garant de la qualité du produit​

Dans cette recherche d’un contenant adapté, l’emballage carton semble réunir beaucoup d’atouts. « Le pack est le garant de la qualité du produit. Il doit en assurer l’intégrité », explique Charlotte Massé. Sans surprise, Nemeco vient aujourd’hui compléter sa gamme de canettes en la valorisant grâce à l’emballage Tetra Prisma® 33 cl de Tetra Pak® avec bouchon DreamCap® pour sa gamme de jus de fruits naturels Tree Top. Refermable et ergonomique, ce bouchon permet en effet une consommation pratique en situation de mobilité.

Le retour dans les rayons de la marque Cidou​ fin 2012, après trois ans d’absence, s’est également accompagné d’une transformation de son packaging : « Le choix de Tetra Prisma 33 cl s’accordait parfaitement à nos valeurs », explique François Tournay, directeur général de Fruits & Saveurs, distributeur de la marque Cidou. 

« L’objectif était vraiment que le consommateur ait l’impression de tenir le fruit dans ses mains », ajoute ce dernier. Avant de poursuivre : « pour nous, passer au carton était un vrai défi car l’image de ce packaging est encore associée à des produits en ambiant, peu chers, alors que notre offre se situe dans une catégorie plus haut de gamme. Pourtant le carton, un matériau renouvelable, s’inscrit tout-à-fait dans les tendances actuelles de naturalité et de nomadisme pour des produits sains . »

Evolution de fond qui entraîne aussi bien une réflexion sur l’emballage que sur les ingrédients, le snacking sain s’impose de plus en plus dans les habitudes de consommation. ​
Pour autant, cette forme d’alimentation connaît quelques limites : « Il faut que chacun ait des notions nutritionnelles de base et ne consomme pas toutes les demi-heures. C’est un premier pas vers une meilleure alimentation », conclut Laurence Bethines.


Stéphanie Salti © AdC